L’arbre urbain n’est pas dans son milieu naturel, celui-ci requiert donc un entretien adapté au climat dans lequel il évolue. La pratique d’élagage, qui est dérivée de la sylviculture, permet la création ou l’exploitation rationnelle des arbres afin qu’ils préservent leur santé. Il vise ainsi à supprimer partiellement ou complètement certaines branches des arbres qui sont endommagées, vivantes, mortes, ou en état de dépérissement.

Les travaux d’élagage ne sont pas obligatoires, mais toutefois importants pour diverses raisons telles que garantir la sécurité des personnes et le dégagement des bâtiments ou fils électriques. Dans certaines situations, l’élagage peut s’avérer utile pour orienter la croissance d’un arbre ou maintenir la forme de celui-ci.

Que faire avant d’élaguer ?

Pour commencer, il convient de faire une inspection de l’arbre afin d’évaluer son état de santé. Pour ce faire, il faut attendre le moment propice, c’est-à-dire en automne après la chute des feuilles ou au printemps avant l’apparition des feuilles, car l’idée est de bien voir la charpente de l’arbre.

Pourquoi élaguer ?

Élaguer s’avère efficace, car la structure de l’arbre et son architecture sont plus visibles. Nous pouvons aussi réduire la déchirure des écorces tout en ayant une vision plus globale et réelle de la coupe, puisque les branches sont quasiment nues. Concernant les arbres fruitiers, l’élagage protège contre les maladies telles que, par exemple, la tavelure pour le pommier.

L’élagage comporte plusieurs types de taille :

  • La taille sanitaire amène à la suppression des bois morts et des branches susceptibles de céder.
  • La taille d’éclaircie permet de débroussailler l’arbre pour l’aérer et diminuer la prise au vent.
  • La taille de cohabitation permet à l’arbre et ainsi qu’au mobilier urbain de coexister et éviter qu’ils ne se gênent.
  • La taille architecturale dite tête de chat, permet de gabariser l’arbre sans le couper sévèrement étant adulte.
  • La taille de formation, à l’origine quand nous taillons un arbre nous sommes censés enlever seulement 25 % de la masse foliaire et un diamètre de 7 cm maximum par branche.
  • La taille sévère n’apporte que des mauvais côtés et peut faire mourir votre sujet. Elle se pratique pour éviter des risques de champignon, d’insecte ravageur, pour éliminer les feuilles, les branches et les bois morts qui ont des mauvais ancrages avec risque de rupture.